Chapiter 1
Part 2
Au bout d'un moment, j'arriva enfin à ma destination, la clairière. Je l'avais trouvé un jour en reniflant la trace d'Edward. Il n'avait pas aimé que je découvre son petit coin, cessant de me parler pendant des semaines pour je ne sais quelle raison. Cela ne m'avait pas empêché d'y venir. Elle était autant apaisante pour lui que pour moi. M'étendant dans la mousse verdâtre, j'arrivais à rêver ou plutôt à ne plus pensé à ma transformation, une vraie libération. J'entendis un bruit, par réflexe je me leva dans un bond me redressant sur mes jambes, un grondement sourd sortit de ma gorge.
- Va-t-en. Je savais qu'il était là, sentant sa présence. Le silence était de plomb même le bruit de la clairière semblait inexistant. Il sortit de la forêt pour que je puisse le voir, ses yeux étaient toujours sombres. Un autre grondement sorti de ma gorge beaucoup moins hostile que le précédent.
- Je te ferai remarquer que cette clairière est autant à toi qu'à moi. - Il faudrait peut-être l'inscrire sur un plan, notre temps alloué. - Ne sois pas bête. Dit-il de sa voix suave.
Il me fixa longuement, cherchant peut-être une réflexion quelconque. Il s'approcha encore pour je ne sais quelle raison, il baissa ses yeux sombres, inquiets, vers mes blessures une fraction de seconde avant de détourner le regard.
- Tu sais une porte ça existe...- Ça alors! Ça existe ces machins-là?- Tu devrais te faire soigner par Carlisle. - M'en fou. Je fis comme s'il avait disparu, me recouchant dans la verdure ne prenant pas plus d'attention à mes blessures, en effet, j'en sentais aucune douleur, juste un vide sidéral. Cette émotion paraissait tellement vaste dans mon nouveau corps, elle avait pris d'assaut une grande partir de mon cerveau. La nourriture dans ma bouche ne goûtait rien ou mauvaise, l'air m'était à présent d'aucune utilité, je ne ressens rien sur ma peau de marbre comme prisonnière d'une vie qui ne serai pas la mienne, malgré tout je continue à vivre sans repaire. J'entendis des cliquetis sur le sol ouvrant les yeux, Edward s'affairais à sortir les bouts de vitre de mon cadavre. Humaine j'aurai rougi sentent les mains d'un homme sur ma peau chaude.
- La prochaine fois, utilise la porte. Son souffle semblait tellement inaudible, c'est à peine si j'avais compris les mots, elles prirent une éternité avant de venir jusqu'à mon cerveau. Il n'était jamais resté aussi longtemps avec moi, Alice m'avait raconté une histoire des plus romantiques lorsque j'avais rencontré les Cullen, l'histoire m'avait paru fausse même irréel pendant de longs mois avant que je comprenne qu'il s'agissait de l'histoire d'Edward. Il m'avait évité longtemps par la suite, entendant mes questions à son égard, j'imagine. Le c½ur d'un vampire brisé qu'elle ironie.
- Je te raconterai plus tard. - Tu n'es pas obligé. - Pourtant, tes pensées disent le contraire. Je soupira, ses sous-entendus lorsqu'il lisait mes pensées m'exaspéraient. Il me sourit l'espace de quelques secondes. J'en fus secoué, c'était l'une des seules fois, ou son visage n'affichait pas cette déchirure. Je ne fus incapable de lui résister, et j'afficha un sourire à mon tour.
- Ils s'inquiètent, il doit être tard. - On est des adultes. Dis-je sans être convaincu.
- Théoriquement, nous avons 17 ans. - Et des poussières. Ajoutais-je.